Pubs douteuses, pubs racoleuses : deux poids, une même mesure.
Deux affiches. L’une qui date de 1950 et l’autre, de 2007.
Entre les deux, 57 ans d’écart, une Révolution tranquille, la montée en flèche d’un féminisme exacerbé, sans oublier toute cette cohorte de femmes qui ont brûlé soutifs et bas résille en réclamant liberté et égalité. Et tout ça pourquoi? Tout ça pour constater que rien n’a vraiment changé. Si… maintenant, on est plus vicieux. On ne cantonne plus la femme dans un rôle inférieur, non. On l’élève, très haut, au rang de femme OBJET.
Bref. À vous de constater et de tirer vos propres conclusions.

En gros, ça dit : Le chef (l’homme) s’occupe de tout sauf de faire la cuisine… après tout, les épouses sont faites pour ça. C’est GÉNIAL! Et cette pauvre femme, heureuse et bien mise, qui porte fièrement son alliance, accepte sans broncher son rôle : elle est faite pour ça!

Celle-ci ne dit rien. Mais l’image vaut mille mots. La femme tant chérie, libre de se vêtir comme elle le veut et qui est BIEN dans son corps et avec sa sexualité. La femme qui va se faire prendre par un mec dégoulinant de Vaseline pendant que trois de ses potes les matent de manière salace. Et on vend quoi là?!? Des vêtements, du parfum… une femme chaude et des métrosexuels libidineux?! Difficile à dire.
Donc, voilà. Deux pubs, deux poids et une même mesure : la femme qui courbe l’échine pour le bon plaisir des hommes. Aux sens propre et figuré. Une belle main d’applaudissements pour l’évolution! Et si les deux pubs étaient affichées côte à côte sur l’armature du pont Jacques-Cartier, laquelle vous choquerait le plus?


































2 juin 2010 / 8 h 46 min
Dans le même ordre d’idées, voici un article qui présente 25 publicités vintage et sexistes http://www.bspcn.com/2010/05/27/25-horribly-sexist-vintage-ads/
3 juin 2010 / 6 h 34 min
Les soutifs brûlés est un mythe … A l’origine, l’élection de Miss America (en 1968), je ne l’ai plus en tête) et une « poubelle de la liberté » avait été installée; certaines ont certes jeté leur soutif mais rien de « violent » -relativisons un peu-, aucun soutif brûlé.
Lire ici : http://blog.plafonddeverre.fr/post/Jamais-les-feministes-n-ont-brule-leurs-soutiens-gorge
ou ici : lire le travail de l’historienne Christine Bard http://www.archivesdufeminisme.fr/article.php3?id_article=183.
Pour moi la deuxième pub me fait plus penser à un viol ….
3 juin 2010 / 9 h 26 min
Les soutifs brûlés… c’est une image. Comme se faire violence, se mettre à feu et à sang, s’arracher les vêtements. Il n’est pas question de réécrire l’histoire ou de mettre le feu aux poudres (autre image), mais de colorer un peu le texte. Par contre, merci pour les liens très, très pertinents!!