Médias sociaux et babyboomers
Notre génération est celle qui a assisté au passage de la télévision noir et blanc à la télévision couleur, de la dactylo à Word, du téléphone à roulette au téléphone cellulaire, de la radio à la baladodiffusion. Notre génération a dû s’adapter à différentes formes de communication. Les médias se sont transformés à une vitesse vertigineuse au cours des années. On assiste depuis à une explosion des médias sociaux et les communications passent de plus en plus par Internet.
Bien sûr, les babyboomers magasinent leurs voyages sur Internet, font leurs transactions bancaires en ligne, envoient des courriels et font probablement bien d’autres choses, mais ça, ça les regarde. Cette génération (la mienne) est présente sur le Web 2.0, car selon une étude faite en août dernier par iStratégy Labs, le nombre de nouveaux utilisateurs du site Facebook âgés de 55 ans et plus a augmenté de près de 514 % au cours des six mois précédant l’enquête, comparativement à 4,8 % d’augmentation chez les 18 à 24 ans et à 24,2 % chez les 17 ans et moins. Il semble que, dans notre génération, plus de 60 % des gens consultent des blogues, des podcasts, des forums et des vidéos. Toutefois, nous ne sommes pas très enclins à générer du contenu.
Ça, ce sont les statistiques que l’on peut trouver en cherchant sur Internet. Toutefois, je remarque qu’autour de moi, très peu de gens de ma génération sont inscrits à Twitter, Delicious, Linkedin, MySpace, pour ne nommer que ceux-là.
Pour Facebook, c’est autre chose. J’ai quelques ami(e)s qui y sont inscrit(e)s, mais leurs activités se limitent à jouer à Farmville et autres. Très peu commentent les statuts ou encore en inscrivent. Aucun ne partage de liens. Je les ai espionnés et je suis même allée jusqu’à voir les activités sur leurs babillards, question de savoir s’ils partageaient avec des amis, mais rien. Que des icônes de jeux. Bien sûr, on se retrouve sur Facebook pour se rapprocher d’anciens collègues, visionner les photos des enfants et des petits-enfants, et souvent, ça en reste là. D’ailleurs il y en a plusieurs qui n’ont plus d’activité sur le babillard depuis des mois.
J’ai la chance d’évoluer dans un milieu où les médias sociaux sont omniprésents. Alors, les Facebook, Twitter, Linkedin et cie de ce monde font partie de mon quotidien. Je les apprivoise un à un depuis une année, car ce n’est pas inné pour moi et j’ai parfois quelque scrupule à donner de l’information personnelle. Je m’aventure à tâtons et souvent incertaine de mes actions. Mais au final, oh! combien de fois je suis tombée sur des sites, des articles ou des liens intéressants et utiles. Le Web est devenu pour moi une source inépuisable d’information; il me rend curieuse de tout. Je me sens un peu comme Obélix tombé dans sa potion magique, j’ai envie d’aller plus loin dans cette aventure du Web 2.0, mais il y a un hic! Avec qui vais-je en discuter? Car, à l’extérieur du bureau, je suis une vieille qui parle d’affaires de jeunes…

































